- C'est comme ça que ça se passe.
- Et si j'ai pas envie moi ?
- T'as pas le choix tu sais, tu vis et tu crèves ! Parfois tu crèves même avant de vivre. Regarde moi, j'suis éphémère, et c'est comme ça pas autrement.
Il avait dit ça comme on répond à un passant qui nous demande l'heure dans la rue. Sans ciller. Et sans s'apercevoir du mal qu'il faisait. Parce que oui ça lui importait à Dina de vivre avec lui.
Elle était tombée sur lui, par un jour un peu pluvieux, elle avait le regard insolent, mais les membres engourdis. Elle avait du noir aux yeux, comme pour crier au monde qu'elle était rebelle. Lui s'en foutait, il marchait l'air de rien, se demandant bien si jamais il serait heureux un jour. Elle lui avait dit de bouger de là, que c'était sa place, son banc et son parc. Il lui avait proposé d'aller se faire foutre.
C'est comme ça qu'elle les aimait Dina. Un peu rebelle, un peu taré, un peu accro.
- Tu crois sincèrement que j'vais te laisser partir Lucas !
- T'as pas le choix Dina... et moi non plus d'ailleurs.
Il avait les cheveux châtains, et les yeux bleus verts. Il était pas très grand, et c'est ce que Dina préférait. Il avait cette étincelle dans le regard, qui vous laissez le penser fou si vous ne le connaissiez pas. Mais Elle, elle savait qui il était. Elle était persuadée qu'ils avaient été amants dans des temps plus retranchés, ce qui faisait rire aux éclats Lucas.
- Qu'est-ce que ça fait Dina si je ne te suis plus ?
- Ben, ça fait rien ! J'm'en fous, vis ta vie Lucas !
Elle pensait être forte, mais elle avait les larmes au coin des yeux. Lucas le remarqua mais il ne dit rien. Il la fixa longuement. Elle trouva un prétexte pour détourner ses grands yeux bleus. Elle se sentait mal. Avec qui allait-elle partager ce banc ? Avec qui pourrait-elle se confier, jusqu'à la lueur de l'aube ?
- Tu m'avais juré Lucas, que rien ni personne ne pourrait nous séparer...
- Je ne tiens jamais mes promesses tu devrais le savoir depuis le temps !
- Est-ce qu'un jour seulement tu aimeras quelqu'un d'autre que toi ?
- Un jour sûrement, mais il n'est pas encore arrivé. Ecoute-moi Dina, regarde-moi. Tu es un petit ange, tu joues la rebelle depuis le début que l'on se connait. Mais je te connais plus que tu ne le crois. Ne souffre pas, c'est tout ce que je veux. Je suis lâche tu le sais, je fuis bien sûr, pour tout. Mais aujourd'hui je dois me battre, et j'ai besoin de toi à mes côtés, et non contre moi. Tu comprends n'est-ce pas ?
- Fous moi la paix Lucas !
Elle l'aimait, il le savait, mais que pouvait-il faire. Lui qui avait si peu de temps devant lui. Il ne savait pas s'il aurait le courage, mais surtout le temps de lui dire que lui aussi il l'aimait à en crever.
Dina avait su dès le premier jour, que c'était lui et pas un autre. Elle le sentait au plus profond de son âme. Elle ne lui avait jamais dit, elle n'en avait pas besoin. Elle était persuadée qu'il y avait quelqu'un d'autre. Une de ces filles à l'apparence si fragile et qui cachent en elles des furies. Mais elle ne voulait pas que son Lucas tombe dans leurs griffes. Alors à chaque fois qu'une de ces nanas superficielles lui jetait un regard de velours, et que Lucas lui répondait par un signe de tête, elle ne pouvait s'empêcher de s'esclaffer et de le traiter de con. Elle était jalouse, Lucas le savait. Et lui aussi l'était. Mais il ne le laissait jamais transparaître.
- Un jour ma Dina, tu sauras qu'il ne faut pas être constamment sur la defensive.
- Arhem.. ça te va tellement bien Lucas de dire ça. J't'assure.
- Si tu étais plus calme et plus posée, peut-être que tu trouverais enfin ton "prince charmant".
- J'ai pas besoin de conseils d'un type qui n'aime que son nombril !! En ce qui concerne le prince charmant il n'existe pas, aucun mec sur terre ne sera assez bien pour que je le respecte. J'suis seule et c'est tant mieux ! Jamais quelqu'un me soumettra, capiche ???
- Si tu le dis... Et moi tu me respectes ?
- Toi c'est différent Lucas. Tu le sais. Pas besoin de te le répéter, tes chevilles vont encore enfler ! Bon j'me casse cette fois. J'te vois demain t'façons.
Elle était partie sans un regard, elle avait tourné le dos à celui qu'elle aimait d'amour. Un amour de femme, et pas de petite fille. Elle avait tourné les talons, et s'était enfuie encore. Elle ne voulait surtout pas qu'il remarque les deux petites larmes qui roulaient sur ses joues.
Lucas le savait, il ne serait pas au rendez-vous le lendemain. Il ne pouvait lui en vouloir, c'était lui qui avait mis des barrières entre eux deux. "Ne pas s'attacher pour ne plus souffrir" il se le répétait chaque jour. Dina était la femme qu'il avait toujours recherchée. Mais il ne pouvait se permettre de vivre quelque chose avec elle. Il était trop fragile encore...
- Et si j'ai pas envie moi ?
- T'as pas le choix tu sais, tu vis et tu crèves ! Parfois tu crèves même avant de vivre. Regarde moi, j'suis éphémère, et c'est comme ça pas autrement.
Il avait dit ça comme on répond à un passant qui nous demande l'heure dans la rue. Sans ciller. Et sans s'apercevoir du mal qu'il faisait. Parce que oui ça lui importait à Dina de vivre avec lui.
Elle était tombée sur lui, par un jour un peu pluvieux, elle avait le regard insolent, mais les membres engourdis. Elle avait du noir aux yeux, comme pour crier au monde qu'elle était rebelle. Lui s'en foutait, il marchait l'air de rien, se demandant bien si jamais il serait heureux un jour. Elle lui avait dit de bouger de là, que c'était sa place, son banc et son parc. Il lui avait proposé d'aller se faire foutre.
C'est comme ça qu'elle les aimait Dina. Un peu rebelle, un peu taré, un peu accro.
- Tu crois sincèrement que j'vais te laisser partir Lucas !
- T'as pas le choix Dina... et moi non plus d'ailleurs.
Il avait les cheveux châtains, et les yeux bleus verts. Il était pas très grand, et c'est ce que Dina préférait. Il avait cette étincelle dans le regard, qui vous laissez le penser fou si vous ne le connaissiez pas. Mais Elle, elle savait qui il était. Elle était persuadée qu'ils avaient été amants dans des temps plus retranchés, ce qui faisait rire aux éclats Lucas.
- Qu'est-ce que ça fait Dina si je ne te suis plus ?
- Ben, ça fait rien ! J'm'en fous, vis ta vie Lucas !
Elle pensait être forte, mais elle avait les larmes au coin des yeux. Lucas le remarqua mais il ne dit rien. Il la fixa longuement. Elle trouva un prétexte pour détourner ses grands yeux bleus. Elle se sentait mal. Avec qui allait-elle partager ce banc ? Avec qui pourrait-elle se confier, jusqu'à la lueur de l'aube ?
- Tu m'avais juré Lucas, que rien ni personne ne pourrait nous séparer...
- Je ne tiens jamais mes promesses tu devrais le savoir depuis le temps !
- Est-ce qu'un jour seulement tu aimeras quelqu'un d'autre que toi ?
- Un jour sûrement, mais il n'est pas encore arrivé. Ecoute-moi Dina, regarde-moi. Tu es un petit ange, tu joues la rebelle depuis le début que l'on se connait. Mais je te connais plus que tu ne le crois. Ne souffre pas, c'est tout ce que je veux. Je suis lâche tu le sais, je fuis bien sûr, pour tout. Mais aujourd'hui je dois me battre, et j'ai besoin de toi à mes côtés, et non contre moi. Tu comprends n'est-ce pas ?
- Fous moi la paix Lucas !
Elle l'aimait, il le savait, mais que pouvait-il faire. Lui qui avait si peu de temps devant lui. Il ne savait pas s'il aurait le courage, mais surtout le temps de lui dire que lui aussi il l'aimait à en crever.
Dina avait su dès le premier jour, que c'était lui et pas un autre. Elle le sentait au plus profond de son âme. Elle ne lui avait jamais dit, elle n'en avait pas besoin. Elle était persuadée qu'il y avait quelqu'un d'autre. Une de ces filles à l'apparence si fragile et qui cachent en elles des furies. Mais elle ne voulait pas que son Lucas tombe dans leurs griffes. Alors à chaque fois qu'une de ces nanas superficielles lui jetait un regard de velours, et que Lucas lui répondait par un signe de tête, elle ne pouvait s'empêcher de s'esclaffer et de le traiter de con. Elle était jalouse, Lucas le savait. Et lui aussi l'était. Mais il ne le laissait jamais transparaître.
- Un jour ma Dina, tu sauras qu'il ne faut pas être constamment sur la defensive.
- Arhem.. ça te va tellement bien Lucas de dire ça. J't'assure.
- Si tu étais plus calme et plus posée, peut-être que tu trouverais enfin ton "prince charmant".
- J'ai pas besoin de conseils d'un type qui n'aime que son nombril !! En ce qui concerne le prince charmant il n'existe pas, aucun mec sur terre ne sera assez bien pour que je le respecte. J'suis seule et c'est tant mieux ! Jamais quelqu'un me soumettra, capiche ???
- Si tu le dis... Et moi tu me respectes ?
- Toi c'est différent Lucas. Tu le sais. Pas besoin de te le répéter, tes chevilles vont encore enfler ! Bon j'me casse cette fois. J'te vois demain t'façons.
Elle était partie sans un regard, elle avait tourné le dos à celui qu'elle aimait d'amour. Un amour de femme, et pas de petite fille. Elle avait tourné les talons, et s'était enfuie encore. Elle ne voulait surtout pas qu'il remarque les deux petites larmes qui roulaient sur ses joues.
Lucas le savait, il ne serait pas au rendez-vous le lendemain. Il ne pouvait lui en vouloir, c'était lui qui avait mis des barrières entre eux deux. "Ne pas s'attacher pour ne plus souffrir" il se le répétait chaque jour. Dina était la femme qu'il avait toujours recherchée. Mais il ne pouvait se permettre de vivre quelque chose avec elle. Il était trop fragile encore...